Les 10 choses à savoir sur la Slovaquie

Slovaquie

Que savez-vous de la Slovaquie, hormis que c’était l’autre partie de feue la Tchécoslovaquie ? « Heu, c’est l’Europe de l’Est, heu… » Et c’est tout ? Allez, on ouvre grand les mirettes et on pousse les portes de cette petite république de l’Europe, moins dépaysante qu’il n’y paraît.

1. La Slovaquie c’est au carrefour de l’Europe

Tout est question de point de vue, mais pour les Slovaques, leur pays est en Europe centrale, pas à l’est comme le disent les Européens de l’ouest. Vous suivez ?

Autre chose : la Slovénie et la Slovaquie, CE N’EST PAS LA MÊME CHOSE (c’est écrit assez gros ?). La première est au sud de l’Autriche, la seconde, entre la Pologne, la République Tchèque, l’Autriche, la Roumanie et l’Ukraine.

Si la géopolitique en Europe centrale vous intéresse, on vous a fait un petit résumé des relations qu’entretiennent les Slovaques avec leurs voisins en smileys :

2. C’est un “petit grand” pays

La Slovaquie, c’est des plaines et des montagnes. Des villes et des campagnes. Des sources thermales et une nature sauvage, mais aucun accès à la mer. A l’ouest, une Slovaquie urbanisée, à l’est, une Slovaquie plus rurale. Bref, des paysages variées sur une petite superficie : le pays est treize fois plus petit que la France, et douze fois moins peuplé.

Les publicitaires slovaques ont misé sur cette diversité pour vendre le pays à l’étranger et ont pondu le slogan “Slovaquie : petit grand pays”, “Little big country” en anglais. Dans les deux langues, on cherche encore à comprendre.

3. La Tchéquie et la Slovaquie, c’est “Je t’aime, moi non plus”

L’histoire du pays est intimement liée à celle de la République Tchèque, sa voisine du nord-ouest, à la fois meilleures amies et soeurs ennemies, et à la Hongrie.

Pendant 11 siècles, la Slovaquie a constitué une province du royaume de Hongrie (apparemment, la période a été mal vécue). Suite à l’effondrement de l’empire austro-hongrois, la Tchécoslovaquie est créée en 1918, à la fin de la Première Guerre mondiale. En 1939, un état slovaque, indépendant, émerge, jusqu’en 1945, où les deux pays sont réunifiés, et sous l’emprise des communistes jusqu’au printemps de Prague, en 1968.

La Slovaquie, telle qu’on la connaît aujourd’hui, deviendra indépendante le 1er janvier 1993 et se séparera en douceur de la République Tchèque. En 2004, le pays adhère à l’union européenne et passe à l’euro en 2009.

Pourquoi cette séparation ? D’après les Slovaques rencontrés, les Tchèques avaient tendance à être un brin méprisant envers les Slovaques (OU les Slovaques ressentaient du mépris envers eux par les Tchèques). La question est un poil sensible, vous l’aurez compris.

4. Le slovaque, ce n’est pas (trop) dur

On ne va pas se mentir, les Slovaques parlent peu anglais, surtout les plus âgés. Privilégiez l’allemand pour communiquer. Et si vous avez oublié d’apprendre la langue de Goethe au collège, une seule solution : vous mettre au slovaque. Non, non, ne fuyez pas ! D’une part, c’est assez marrant à prononcer, pour peu que vous sachiez comment dire certaines lettres, et d’autre part, vous ferez des heureux : quand vous arriverez à commander une bière dans le patois local, les regards vont s’illuminer.

Autre avantage : en apprenant le slovaque, vous apprenez plus ou moins le tchèque, les deux langues étant assez proches. Pratique, non ?

Si vous aimez les défis linguistiques, essayez donc de prononcer cette petite phrase, à la fois slovaque et tchèque… dépourvue de voyelle : “Strč prst skrz krk” (traduite par : “mettez votre doigt au fond de votre bouche”. Oui parce que cette phrase, aussi tordue soit-elle, a un sens. Et même des hommages vidéos sur YouTube.

5. La Slovaquie, l’autre pays du fromage

La Slovaquie fait du fromage. Qui l’eût cru ? Les spécialités sont élaborées à base de lait de brebis. Goutez donc la bryndza – un fromage frais -, les filaments du Korbáčiky, nature, fumé ou aromatisé, et la Žinčica, une boisson à base de lait fermenté.

Et pour accompagner tout ça, la Slovaquie fait même du vin !

6. Tátra, Fátra et Mátra, trois symboles du pays

Les monts Tátra, Fátra et Mátra sont les symboles de la Slovaquie. Ils sont représentée sur l’écusson du pays, que l’on retrouve sur certaines pièces slovaques ainsi que sur le drapeau national, avec la double croix de Cyrille et Méthode, les inventeurs de l’alphabet cyrillique.

Autres symboles du pays : l’aigle et l’edelweiss.

7. Celui qui conduit c’est celui qui ne boit pas (mais vraiment pas)

Si vous comptez prendre le volant après une soirée arrosée (et ce n’est pas un mythe, les Tchèques et les Slovaques ne sucent pas des glaçons), abstenez-vous. La tolérance est de 0. Sachez qu’une “pivo” (bière) titre environ à 8°, qu’une “borovička” (alcool de genévrier) titre à 40° et que le thé des Tatras, comme son nom ne l’indique pas, peut monter jusqu’à 72°…

8. Vous reprendrez bien du chou et des patates ?

Il faudra vous y faire : bon nombre de plats slovaques sont à base de choux et de pommes de terre. Parfois les deux, cuisinés de différentes manières. On aime ou on n’aime pas.

9. 1,50 € = un litre de diesel = un demi-litre de bière

La bière n’est pas chère en Slovaquie (doux euphémisme). Comptez environ 1,50 € la pinte. D’autres liquides sont eux, très chers, au regard du salaire moyen du pays (environ 600 €), notamment le diesel dont le prix au litre avoisine les 1,40 €. Un peu comme en France.

10. La capitale est un peu dépareillée (et c’est bien comme ça)

La capitale du pays, Bratislava, est un assemblage plus ou moins organisé de bâtiments à l’architecture parfois radicalement opposées, et accolés les uns aux autres. Le quartier de la gare d’autobus en est un très bon exemple : le bâtiment, d’inspiration communiste, en béton, fait façe à des gratte-ciel flambant neufs, tout en verre. Un contraste saisissant.

Bratislava compte un demi-million d’habitants et est située à proximité immédiate de l’Autriche et de la Hongrie.

Disclaimer : ce reportage a été réalisé au cours d’un voyage de presse à la demande de la région de Žilina et financée par l’Union européenne.

Recherches qui ont permis de trouver cet article :

    les choses a ne pas rater en slovaquie

Geoffrey Bonnefoy

Journaliste numérique, blogueur et infatigable voyageur né le 08/02/1985. Fait dans l'hyperlocal et l'international, tavu.

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