Jordanie : Sur les traces d’Indiana Jones à Petra

Etes-vous prêt à partir sur les traces d’Indiana Jones ? Chaussez vos baskets les plus confortables. La marche va être longue. Peaux sensibles, pensez à la protection maximale. Casquettes anti-insolation nécessaires. A Petra, on marche, encore et encore, sous le soleil. Et autant dire qu’entre mai etseptembre, c’est souvent un soleil de plomb. Bouteilles d’eau indispensables. C’est parti.

Et le siq nous avale

Tout commence à Wadi Musa, ville voisine de la cité antique. Hôtels,restaurants et autres petites boutiques y ont poussé comme des petits pains. La petite ville a construit son économie sur le tourisme.

A l’entrée du site, pour les plus fainéants, vous pouvez monter à bord d’une calèche ou sur un cheval pour quelques dinars jordaniens. J’ai choisi la balade à pied, entre autres parce que certaines vieilles calèches ne m’inspiraient que peu confiance. C’est parti pour plus d’un kilomètre de marche. On emprunte le siq, une gorge étroite entourée de falaises qui peuvent aller jusqu’à 80m de haut. Impressionnante sensation. On progresse au milieu d’anciennes maisons troglodytes.

De nombreux vestiges érigés par les Nabatéens (peuple établi dans la cité il y a plus de deux mille ans), en hommage à leurs différents dieux, sont aussi visibles sur le parcours. La cité rose vous en met plein les yeux.

« What’s up sweetie ? Ça roule ma poule ? »

Si vous avez la chance d’y passer un jour où les enfants ne sont pas en classe, vous en croiserez quelques-uns, parfois perchés à une dizaine de mètres, sur un rocher. Ne me demandez pas comment ils font pour escalader avec des nu-pieds. Je n’ai toujours pas compris leur technique. D’en haut, ils guettent les touristes et les interpellent au passage : « What’s up sweetie ? Ça roule ma poule ? », phrase également déclinée en allemand, espagnol ou italien. Ne soyez pas étonné. Les guides leur ont appris quelques expressions indispensables… plutôt marrant. Quelques gamins profitent des lieux pour vendre des cartes postales.

Un Trésor à couper le souffle

Au bout du siq, ce long chemin parfois très étroit, vous attend le Trésor, Al-Khazneh. Face au monument, vous devrez avoir le souffle coupé, et pas seulement parce que vous venez de marcher sous le soleil et 40°C. Plus de 40m de haut pour 30m de large, le Trésor a été creusé dans la roche. Sa façade rose est tout simplement sublime. C’est ici que s’est jouée la dernière scène du fameux Indiana Jones. C’est parti pour une bonne série de photos touristiquesdevant le monument.

Emerveillé par le Trésor, vous pensez avoir tout vu de Petra… Faux. Ce n’est que le début. Si vous êtes fatigué, vous pouvez continuer la visite à dos de chameau ou de mule. En continuant à progresser dans la cité antique, vous découvrirez des centaines de tombeaux creusés dans la roche, des autels, des maisons troglodytes, mais aussi un théâtre de plus de 3000 places, etc. Vous trouverez de nombreuses traces de la civilisation romaine, qui avait succédé aux Nabatéens.

Le Monastère Ad-Deir, ça se mérite

Mais, l’autre monument incontournable de Petra est le Monastère, Ad-Deir. Reprenez votre souffle avant d’entamer l’ascension de la falaise. Le Monastère se mérite. Vous devrez franchir 800 marches creusées dans la roche pour y parvenir.

Si Petra est aujourd’hui protégée, elle a franchi les siècles malgré de nombreux séismes et l’érosion qui grignote le site. La grande majorité des lieux demeure accessible aux visiteurs. En revanche, il n’est plus possible, par exemple, de pénétrer dans le Trésor.

Une journée ne suffit pas pour explorer l’ensemble des lieux, mais cela permet d’avoir un vaste aperçu des principales richesses archéologiques de la cité.

C’est encore mieux la nuit

Un petit conseil pour être encore plus impressionné : faites une première visite de nuit. Depuis quelques années, il est possible les lundis, mercredis et jeudis, de 20h30 à 22 heures (vérifiez au centre d’accueil des visiteurs), d’emprunter le siq. La balade est tout simplement magique. 1800 bougies vous éclairent tout au long de votre balade. Une promenade qui se fait en silence jusqu’au Trésor. Vous découvrez alors le monument, simplement éclairé par lesbougies. Prenez place sur les tapis. On vous offre un thé à la menthe. Un bédouin joue d’un instrument traditionnel. Un moment inoubliable.

Réserver un hôtel à Petra
Date du reportage : juin 2011

 

Recherches qui ont permis de trouver cet article :

    Al-Khazneh Pétra Jordanie, petra jordanie indiana jones

Anne-Laure Wynar

Journaliste (pour le moment) née le 15/08/1984. Amoureuse de New York, coups de coeur particuliers pour mes deux pays d'origine, la Pologne et l'Espagne. Objectif : découvrir le Moyen-Orient.

5 commentaires

  1. véronique coquel

    depuis longtemps , c’est un peu un rêve … merci …
    une de mes prochaines destinations , dès que possible … ( voyage un peu cher ) …
    encore accessible sans avoir à se bousculer ?

    • C’était mon rêve et vraiment, le voyage fut à la hauteur ! C’était même mieux que ce que j’imaginais. Le voyage reste un peu cher, mais les prix des hôtels sont corrects, les restaurants sont bon marché, etc.
      Pour les Français, on recommande plutôt le printemps ou l’automne pour ne pas souffrir de la chaleur.
      Les circuits « classiques » proposent souvent une arrivée à Amman, des excursions à Jerash, puis aux châteaux du désert, puis direction la route des rois en passant par Madaba et ses églises byzantines, le Mont Nebo, etc.
      Puis beaucoup proposent Petra, le désert de Wadi Rum (un beau coup de cœur aussi!), pour terminer à Aqaba, tout au sud, le seul port de Jordanie au bord de la Mer Rouge. Au programme, farniente et plongée ! Aqaba est la seule station balnéaire du pays. Elle est frontalière d’Eilat, en Israël. Depuis Aqaba, on aperçoit aussi les côtes égyptiennes.
      Hors circuit, il est facile de voyager entre Amman, Petra et Aqaba, notamment en taxi. De nombreux bus circulent aussi. En revanche, c’est un peu plus compliqué entre Petra et Wadi Rum par exemple. Il y a seulement un ou deux bus, très tôt le matin (enfin, c’était le cas l’an dernier).
      Pensez aussi aux taxis, notamment pour circuler à Amman. La ville est construite sur sept collines et les taxis jordaniens se repèrent grâce aux sept ronds-points. Ils ne connaissent pas le nom des rues donc, quand vous indiquez une direction, donnez le numéro d’un rond-point ou le nom d’un hôtel, restaurant ou monument! C’est le plus simple!

      • Bonjour Anne-Laure,
        moi j’ai eu la chance de visiter Petra deux fois en 1974 ou 1975 quasiment en voisine puisque ma famille habitait alors à Damas pour un an. J’avais alors une dizaine d’années. Il n’y avait qu’un seul hôtel sur place, un « Rest House », petit établissement simple mais impeccable faisant partie de la chaîne étatique de motels: il y en avait un sur chaque site touristique et, dans le cas de Petra, rien d’autre pour dormir.
        À l’époque, je me souviens que nous étions bien peu de touristes sur le site, peut-être une cinquantaine, répartis entre le Khasnet Firaoun et le Deir.
        Je me souviendrai toute ma vie de mon premier regard sur le Khasnet Firaoun, au bout du Siq. Inattendu — il n’y avait pas Internet à l’époque et notre guide touristique ne comportait pas de photos — et magique. Seule trace récente de la civilisation, un petit bureau de poste improvisé au fond de la vallée, juste avant la montée au Deir, et pourvu d’un écriteau portant les mots « post ofes », ce qui nous avait amusés.
        À part ce minuscule bureau de poste au fond de sa gorge de pierre, il n’y avait pas la moindre autre trace du monde d’aujourd’hui: pas de buvette, pas la moindre tente, encore moins de boutique de souvenirs, rien. La nature et les vestiges nabatéens à l’état pur, non frelaté. Un bonheur dont nous n’avons alors pas la moindre conscience.
        En nous baladant un peu au-delà des monuments et du High Place, nous étions tombés sur des maisons en pisé habitées par des Bédouins. Une Bédouine toute de noir vêtue faisait cuire une immense « chami » (galette de pain à double paroi qui se boursoufle sous l’effet de la chaleur) sur une grosse pierre.
        Nous ne savions pas à l’époque la chance que nous avions d’avoir tout le site quasiment à nous. Cela ne donne que plus de prix à nos souvenirs…
        Merci pour votre reportage et vos photos!

  2. Il y a effectivement des hôtels assez accessibles : http://www.booking.com/city/jo/wadi-musa.html?aid=348610

    Pour ce qui est du vol, en revanche, ce n’est pas toujours aussi simple. N’hésitez pas utiliser notre comparateur Liligo (dans la colonne de droite) pour vous faire une idée

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