Les pandas de Chengdu, trésor de la Chine

La panda, animal menacé

La panda, animal menacé

Cela pourrait être le paradis pour les fans de WWF ou de Chantal Goya, qui a longtemps célébré en chanson ce « petit ourson de Chine ». Le centre de reproduction et de recherche des pandas de Chengdu est l’un des incontournables de la capitale de la province du Sichuan. Une région montagneuse du centre-ouest de la Chine, touchée en mai en 2008 par un tremblement de terre qui a fait plus de 80 000 victimes.

Pas un simple zoo de pandas

Le panda, symbole de l’association WWF, est une espèce très menacée notamment par la déforestation et ne vit que dans le centre de la Chine. Il était donc impossible qu’on ne lui dédie pas un parc si proche de son environnement naturel. Cette base n’est pas seulement un zoo pour pandas, mais un véritable centre de recherche à la pointe dans les domaines de la protection et de la reproduction de ces animaux.

En janvier 2012, Huan Huan et Yuan Zi – ou Joyeuse et Rondouillard pour les Français – deux pandas arrivés tout droit de Chengdu se sont installés au zoo de Beauval dans le Loir-et-Cher. Ces animaux considérés comme « trésor national de la Chine » ont en fait été prêtés après de longues négociations. Un acte qui, au delà de la recherche scientifique, a un sens politique.  Depuis les années 40, la Chine a prêté ou offert des pandas à certains pays en signe de bonne entente.

Le panda roux de Firefox en vrai

La réserve est située à 10 km du centre-ville de Chengdu. L’idéal est de prendre un taxi. Peu coûteux en Chine malgré une circulation impressionnante au départ. Mais plutôt efficace pour traverser cette ville de 9 millions habitants. Pour l’entrée, il faut compter 58 yuans, soit environ 7 euros. Et c’est parti pour une demi-journée.

Dans le parc, les visiteurs suivent un sens de visite. Rapidement, on se retrouve nez à nez avec des pandas roux. Une espèce méconnue pour les Européens que nous sommes, si ce n’est qu’elle est la mascotte du navigateur web Firefox. A première vue, difficile de voir une ressemblance avec son cousin le panda géant.  Le principal point commun est en fait leur régime alimentaire à base de bambous, lichen… Avec des airs de raton laveur, et un pelage presque rouge, ce cousin est plutôt amusant. Encore quelques mètres et nous voilà enfin devant la star, derrière une vitre. Assis presque avachi, mâchouillant un bambou, l’animal n’a pas l’air bien vif au premier regard mais impose une forme de respect. Et paraît tellement doux…

Une fois que l’impatience de voir le premier est passée, on découvre le reste de la famille à travers les différents enclos très verts, bien entretenus et apparemment proches de l’habitat naturel. On s’agglutine devant les vitres ou les barrières et on se fraye un passage pour faire une photo de ces ours noir et blanc.

Plus loin, c’est la nurserie et une zone qui réunit quelque tous jeunes pandas qui se déplacent et jouent avec un air un peu gauche. La visite continue et on les trouve toujours plus attendrissants.

Panda is business

Sous le charme, impossible de ne pas finir par un passage dans les boutiques. Et là, Panda is business. Tous les produits dérivés existent : peluches, vêtements, porte clés… Tous plus tentants les uns que les autres. On trouve même de superbes cartes postales, une denrée plutôt rare dans ce coin de Chine.

Sophie Albanesi

Journaliste en PQR née le 23/02/1987. Attend de mettre son premier pied en Amérique latine, mais espère bien ne pas attendre trop longtemps

Un commentaire

  1. Quelles magnifiques photos et quel dépaysement! ça donne vraiment envie de voyager.

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