Musée des machines sexuelles de Prague : en avant la manivelle

Musée des machines sexuelles de Prague

Prague. Son centre historique préservé. Son architecture Art déco. Ses bières. Son absinthe. Et ses musées ! Car il y en a partout. Beaucoup d’entre eux sont des attrape-touristes. Vous aimez la torture (médiévale) ? Pas de problème, il existe, à quelques pas du pont Charles, un des monuments les plus visités. Fan de Comics. Celui-ci aussi est dans la place. On peut en citer d’autres… Le musée des machines sexuelles par exemple ? Piqués de curiosité (ou par perversité, allez savoir ?), on est entré. Juste pour ne pas mourir idiot quoi !

C’est-à-dire que sa devanture rouge écarlate et sa machine à l’entrée, vous indiquant si vous êtes « hot » (comme de la braise) ou « frozen » (comme un iceberg), donnent envie de faire quelques pas de plus pour voir ce qui se cache derrière les immenses tentures. Bref, on a vu… et on a été – un peu- déçu (à 250 couronnes tchèques l’entrée du musée, soit environ 10 euros, on espérait mieux).

Le rez-de-chaussée ne vous apprendra rien d’extraordinaire en matière de ceintures de chasteté ou de chemises de nuit pour les hommes, avec quand même une ouverture à l’entrejambe. Histoire de donner du plaisir sans prendre froid ! Direction le premier étage.

Des « joujoux » par milliers

Bienvenue au royaume du sextoy… d’un autre temps. En bois, en fer, rattachés à des fils électriques… D’ailleurs, on se demande s’il n’y a pas eu quelques cas d’électrocutions. Les « joujoux » présentés, dont beaucoup proviennent de France (les Français seraient-ils fidèles à leur réputation ?), n’ont plus grand-chose à voir avec ce qu’on trouve dans les commerces d’aujourd’hui. Certains font même un tantinet peur (ou pas ?) !

A découvrir également, quelques machines « sorties » de l’espace. Comme celle retrouvée dans une prison de femmes en Allemagne. Au vu de l’engin, il fallait une sacrée endurance et un moral d’acier pour prendre son pied. Preuve aussi que nos ancêtres étaient bien plus libérés en matière de sexe… On évoque la balançoire aussi ? La photo parle d’elle-même. Un énorme gode à chaque extrémité et le tour est joué. Avec un peu d’imagination, on peut l’utiliser de différentes manières (et même, accessoirement, s’en servir comme planche à repasser…).

En route pour le 2ème étage ? Avis aux âmes sensibles, cette pièce est l’antre du sado-masochisme. Tout est là : du fouet au collier à clous, de la cagoule au lit où on peut attacher son ou ses partenaires… Des idées à glaner… Après tout, tous les goûts sont dans la nature.

C’est l’histoire d’un curé…

On va redescendre du coup. Parce qu’il y a une petite surprise au rez-de-chaussée. Bon, par contre, grand timide ou catholique pratiquant, ce n’est peut-être pas nécessaire de pénétrer (sans jeu de mot) dans la petite pièce qui se cache dans les tréfonds de la maison. N’ayez pas peur, c’est juste une salle de cinéma. On vous l’accorde, se retrouver avec des inconnus, en train de visionner des films « classés X », c’est un peu déroutant. Mais, il faut se dire qu’on fait ça pour le côté historique de la chose, hein ? Car ce sont les premiers films pornographiques de l’histoire du cinéma, tournés dans les années 1930, en Espagne (à la demande du roi himself !). On va pas se mentir, un seul suffit amplement à satisfaire sa curiosité, sauf si vous êtes friand du genre. Attention spoiler : c’est l’histoire d’un curé qui, pour laver ses ouailles (féminines) de leur pêchés, leur propose des petits arrangements en tête-à-tête… L’histoire ne dit pas si les protagonistes ont fini au paradis…

Karine Wierzba

Journaliste au Progrès née le 16/11/1977. A une phobie de l'avion... mais se soigne !

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