Santiago Bernabeu : le stade où s’écrit la légende du Real Madrid

Quand on est un véritable supporter de football, on n’a dans le cœur qu’un seul et unique club. Moi, le mien, c’est l’ASSE. L’Association Sportive de Saint-Etienne. Je suis tombé dans le chaudron à l’âge de 6 ou 7 ans porté par mon père qui a vécu les grandes heures de Larqué and C°. Ces belles histoires qui ont rythmé mon enfance. C’est d’ailleurs dans le stade Geoffroy-Guichard que fut construit le premier musée dédié au football en France, le musée des Verts qui a ouvert ses portes en décembre 2013 (http://www.museedesverts.fr).

Mais devenu adulte, je me suis également passionné pour les voyages. Et lors d’une expédition à Madrid avec des amis, je n’ai pu m’empêcher de partir à la découverte de l’antre du Real Madrid, la Casa blanca : Santiago Bernabéu. Je gardais l’image d’un stade chaleureux un soir de coupe d’Europe où la bande à Ginola avait été étrillée par les coéquipiers de Zamorano dans un stade en fusion.

C’est d’ailleurs l’image du but de l’ancien attaquant-assassin que j’ai en mémoire au moment où je sors du métro et où après quelques mètres de cheminement, je vois le monstre d’architecture se dresser devant moi. Un rayon de soleil baigne cette douce matinée dans la capitale ibérique mais déjà de nombreux touristes rôdent dans les parages. A la recherche comme moi de billets pour la visite du stade, faute de match pendant la durée de mon séjour.

Les précieux sésames en main, je m’avance vers le coin de tribune où débute la plongée dans une autre dimension du football mondial. Quelques efforts sont nécessaires car nous devons monter tout en haut de la tribune. L’objectif atteint, la sensation est impressionnante. Nous surplombons le stade. Personne sur la pelouse ni dans les gradins mais des dizaines de personnes sont présentes. Ici pour nettoyer sous les fauteuils. Là pour prendre soin de l’impeccable pelouse.

Un luxe palpable… mais inaccessible

Rapidement, l’envie d’aller voir plus loin encore nous prend. En passant par les méandres des couloirs, on redescend en profitant des nombreuses buvettes ouvertes. Le Real Madrid a pensé à tout et ne renie aucune rentrée financière. C’est ça aussi un grand club moderne… Passage devant les loges, le luxe est palpable mais pas accessible. Un vigile plutôt costaud barre le chemin. Dommage mais la frustration ne durera que quelques minutes, juste le temps de parvenir à quelques centimètres de la pelouse.

Là, on est littéralement pris aux tripes. On repense à tous ces grands joueurs et entraîneurs qui ont foulé ce rectangle vert et fait vibrer des milliers voire des millions de spectateurs et écrit les plus grandes heures d’un club légendaire.

Quand enfin on se retrouve sur l’herbe, on se demande si le rêve ne pourrait pas être encore plus beau quand on aperçoit le banc de touche à quelques encablures. Passée la déception d’apprendre que ce n’est pas celui des locaux qui est accessible mais celui des visiteurs, on sait que les plus grands coachs et joueurs ont délicatement posé leurs popotins sur ces sièges dignes des baquets des pilotes de formule 1. Alors on savoure et on prend le temps d’une photo-souvenir qui deviendra dans quelques jours un superbe fond d’écran de l’ordi du boulot.

Dans les entrailles du stade Bernabéu

Fin des réjouissances ? Pas du tout ! L’étape suivante est la visite des vestiaires. Comme pour le banc de touche, nous n’aurons le droit que de voir celui des visiteurs. Mais pas grave, on imagine volontiers que celui des hommes du président Florentino Perez est le même. A l’intérieur, le grand luxe encore une fois. Espace aménagé pour chaque joueur, tables de massage, bain-douche très appréciable. On file ensuite vers le musée du club pour clôturer ce périple qui aura duré au final une bonne partie de la matinée.

Le Real Madrid, cette institution

Face aux photos de tous les joueurs qui ont eu la lourde responsabilité de porter le maillot immaculé, on pèse le poids de ce club mythique dans le monde du ballon rond mais également dans la société espagnole. Mais c’est surtout devant les vitrines abondamment garnies de trophées et de reliques du passé que l’on prend véritablement conscience de l’impérieuse nécessité de vaincre que possède cette institution.

En franchissant les portes de la boutique officielle du club où Zizou est encore bien présent, je me prends à rêver à nouveau. J’aimerais pouvoir revenir à nouveau dans ce stade un jour pour encourager mes protégés au son d’une musique si particulière que l’on a pris l’habitude d’entendre lors des grandes soirées de coupe d’Europe de football

Naël Dandachi

Je suis chef d’agence du journal La Tribune-Le Progrès à Saint-Chamond, dans la Loire. Voyageur né en 1980, je le suis à double titre : après un séjour dans le haut-Bugey à Oyonnax, j'ai également travaillé à Givors (Rhône) avant de revenir sur mes terres natales dans la Loire. Je suis aussi un véritable globe-trotter puisque, après avoir vécu quelques mois à Milan, j'ai visité de nombreux pays comme la Suède, la Hongrie, l’Angleterre, le Portugal, l’Espagne ou la Syrie, terre de mes ancêtres.

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