Pamukkale, « château de coton » turc

Les terrasses naturelles formées par le calcaire côtoient des bassins emplis d’eau

Terrasses de calcaire et bassins d’eau

La petite ville de Pamukkale (lire « Pamoukalé »), située au sud-ouest de la Turquie, n’a rien de rare. C’est la montagne d’une blancheur immaculée qui la surplombe qui fait de ce site un lieu unique au monde. Inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1988, Pamukkale est la curiosité touristique de la vallée du Méandre.

Une succession de cascades…

Pamukkale, signifie en turc « château de coton ». On aperçoit cette curiosité de la nature, des kilomètres à la ronde. Il faut dire qu’une grande montagne blanche, en plein milieu d’un paysage aux allures plutôt désertiques, ça ne passe pas inaperçu. Cette blancheur, c’est la conséquence de la forte teneur en calcaire de l’eau issue des roches surplombant le site. Pour y accéder, il est demandé de se mettre pieds nus et de montrer patte blanche, en quelque sorte…

Au gré de la montée, faite les pieds dans l’eau chaude provenant des sources rocheuses, on distingue les terrasses naturelles formées par le calcaire. Certaines d’entre elles, plus ou moins profondes, forment des bassins emplis d’eau. Il est alors agréable de s’offrir une petite halte de quelques minutes et de plonger tout ou partie de son corps dans cette eau à laquelle on prêterait des vertus médicinales.

Michel Chevalet, sors de ce corps…

Mais la solidification du calcaire sur la roche, comment ça marche ? Les 17 sources produisent une eau saturée de sels minéraux et de gaz carbonique. C’est le dioxyde de carbone qui, en se libérant dans l’air, fait précipiter le carbonate de calcium contenu dans l’eau, lequel se dépose sous forme pâteuse sur les flancs de la colline et durcit ensuite, lors de l’évaporation de l’eau (merci aux scientifiques pour ces lumineuses explications).

Et au sommet… Hiérapolis !

Pour les amateurs de « vieilles pierres », au sommet de la montagne blanche, un vaste site archéologique regorge de trésors remontant au IIème siècle avant J-C. Hiérapolis, c’est son nom, s’est développé autour de cette même eau et des sources thermales qui furent créées autour. Une nécropole regroupant des tombes de différentes époques (des tombes grecques et romaines « cohabitent » sur le site), une piscine thermale encore en activité (mais payante) ou encore l’imposant théâtre – pour ne citer que quelques uns des nombreux vestiges – valent le détour, en attendant la toute fin de journée…

Coucher de soleil à Pamukkale

Coucher de soleil à Pamukkale

Au coucher de soleil…

Tout guide turc digne de ce nom déconseillera aux touristes de se rendre sur le « château de coton » avant la fin de l’après-midi, tant le réfléchissement des rayons du soleil sur la montagne blanche peut endommager la vue. En revanche, le coucher de soleil à Pamukkale vaut son pesant d’or. Les reflets de la lumière orangée sur les bassins de calcaire offrent un instant rare qui ferait oublier le pire des coups de calgon…

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    pamukkale

Jean-François Vernet

Journaliste né le 16/03/1981. Responsable de la rédaction d'un hebdomadaire local et voyageur à mes heures, en dehors du labeur...

4 commentaires

  1. Philippe des Chalets Chamonix

    Merci pour le partage de ce lieu magique de montagne en plein désert. La nature ne manque pas de source d’étonnement et de ravissement. Bonne continuation.

    • Jean-Francois Vernet

      Merci pour vos encouragements. Pamukkale est en effet un site vraiment unique en son genre. La Turquie est un pays vraiment riche en paysages insolites.

      • Bonjour – En septembre 2015 nous avons eu le bonheur d’aller sur Pamukkale – j’aimerais savoir où va l’eau qui descend en torrents et traverse le village – sur place n’ai pas eu l’idée de demander – merci

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