Pentes à dévaler et luges à chevaucher : la Suisse vous offre pléthore d’activités en hiver

Montagnes suisses

Avec ses kilomètres de dénivelés, de pentes à gravir ou à dévaler, de pics à conquérir et de forêts à traverser, la Suisse est un formidable terrain de jeux pour les amateurs de sports outdoor. Nous vous en avions donné un petit avant-goût l’an dernier, dans la région du Valais ; rebelote cette année un peu plus au nord, dans la région du Jungfrau, à cheval entre les cantons du Valais et de Berne.

En hiver, la neige est évidemment reine, et les activités autour de cette dernière sont légion. Il y a du ski, évidemment, mais pas que. Amateurs de spatules, les skis, ou de grandes planches, les snowboards, la région saura aisément étancher votre soif de glisse grâce à ses quelques 200 kilomètres de pistes. Les sommets étant assez élevés (les plus hauts points accessibles en ski sont à 2500 mètres), la neige y est présente relativement tôt et reste jusque tard dans la saison, en mars-avril. Bon, parfois, même en janvier, il se peut que les conditions météorologiques ne soient pas idéales et que les flocons n’en fassent qu’à leur tête. Soit. L’occasion idéale pour découvrir la région à pied – 100 kilomètres de chemins ont été aménagés – ou en raquette plutôt qu’à ski. C’est toujours mieux que d’aller ronchonner dans votre hôtel contre la météo qui n’est pas de la partie, non ?

Grindelwald, le coeur de la région de la Jungfrau

Le point de départ de vos journées dans la région se fera invariablement de la station de Grindelwald, dans le canton de Berne. Une station typiquement suisse (en vrac, des clochers, une boutique Migros et de nombreuses after-ski parties disséminés dans le village) située au fond d’une vallée et dominée par de majestueux sommets qui culminent, pour certains, à plus de 4000 mètres d’altitude. De quoi vous donner le tournis quelques instants lorsque vous lèverez les yeux au ciel la première fois. La station a ça d’étrange qu’elle est un haut lieu de tourisme des Japonais ; la légende, montagnarde, veut qu’un film tourné ici même, dans les années 50, avec une star du 7e art puis diffusé au pays du soleil levant, ait rendu la station célèbre auprès du public nippon.

Revenons à nos pistes de skis. De Grindelwald, vous pouvez rejoindre deux versants skiables, l’un grâce à un téléphérique et l’autre – le plus grand – grâce à un train à crémaillère qui vous emmènera à Kleine Scheidegg, d’où vous pourrez, si vous le voulez, rejoindre le sommet de l’Europe. Attention, par “train à crémaillère” on ne parle pas de vieux train corail qui circulaient à une époque sur le réseau ferré français, mais bien de trains suisses, équipés pour accueillir skis et planches de surf, confortables, chauffés et équipés de larges baies vitrées.

À 2000 mètres d’altitude, Kleine Scheidegg, qui s’apparente plus à une halte ferroviaire en pleine montagne, vous permet de skier (ou surfer) des deux côtés de la montagne. L’un vous permet de regagner Grindelwald, si l’enneigement le permet, l’autre vous conduit vers une autre station où il vous faudra déchausser et prendre un téléphérique pour gagner Mürren, une station atypique et minuscule, accrochée au sommet d’une falaise dominant la vallée et les monts avoisinants. Celle-ci a la particularité de n’être accessible que par téléphérique ; aucune voiture ne viendra donc vous déranger dans votre conquête de nouvelles pistes.

Une descente digestive en luge ?

De retour à Grindelwald, et si un arrêt à une soirée “après-ski” ne vous a pas anéanti, vous aurez forcément envie d’une fondue Suisse. Enfin, d’une fondue “locale” plus exactement, puisqu’il existe autant de sortes de fondues que de cantons, voire plus. Si vous êtes d’humeur joueuse, le Bussalp devrait vous combler. Situé en haut d’une montagne surplombant la station, il vous offre, une vue assez fantastique, une fondue absolument délicieuse et surtout un retour à votre chalet en luge. Oui, en luge, et de nuit s’il vous plaît. Pour être exact, vous ne descendrez pas tout le chemin que vous avez fait à l’aller en bus, mais une partie seulement. Comptez tout de même 15-20 minutes de descente à la lumière de la lune (c’est bien balisé et sans danger) au milieu des sapins, avant de reprendre votre bus. La balade, un chouia sportive (si, si, ne riez pas, 20 minutes de luge d’une seule traite, c’est du sport) est idéale pour digérer avant de rejoindre vos pénates, prêts pour affronter une nouvelle journée.

Disclaimer : Ce reportage a été réalisé dans le cadre d’un voyage de presse financé et à l’initiative de l’office de tourisme de Suisse, chargé de la promotion de la confédération à l’étranger.

Geoffrey Bonnefoy

Journaliste numérique, blogueur et infatigable voyageur né le 08/02/1985. Fait dans l'hyperlocal et l'international, tavu.

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