Rail trip en Europe de l’Est : douce Hongrie (1/4)

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Point de départ de notre rail trip : Budapest, capitale de la Hongrie. A la fin de l’été, il y règne une douche chaleur, et flotte dans les rues de la ville comme une odeur de paprika.

Première difficulté à notre arrivée : la langue, qui ne ressemble à rien de connu. Mais rien de rien. C’est chantant à entendre, mais pas franchement parlant. Bonne nouvelle : tout le monde, ou presque, parle anglais. Deuxième difficulté : la monnaie, où les additions ont tendance à aligner les chiffres. Mais ne vous y fiez pas, le coût de la vie est moins élevé qu’en France. La Hongrie n’étant pas dans la zone euro (et elle ne devrait pas la rejoindre avant 2020), la monnaie qui a cours légal est le forint, avec un taux de change début 2013 de 10 000 forints = 33 euros.

Bienvenue à Budapest

En trois jours, nous avons bien dégrossi la capitale de la Hongrie, ce qui nous a même laissé le temps de flâner dans les rues et les marchés, et de visiter les points incontournables de la ville.

Un peu d’histoire (et de géographie) : Budapest est née en 1873 de la réunion de Buda, à l’ouest, la “vieille ville” et ancienne capitale du Pays, de Óbuda et Pest, à l’Est. Au milieu coule le Danube. Une fois que vous savez ça, vous êtes capable de vous repérer facilement dans la ville.

Premier passage, obligatoire, devant le parlement de Hongrie, le plus grand d’Europe. Par temps clair, sa façade néogothique se reflète sur le fleuve et double sa prestance. A quelques encablures de là, les bateaux se pressent sur les quais et proposent des balades fluviales. Nous n’avons pas résisté. D’autant que, dans un journal gratuit récupéré on-ne-sait-trop-où, trônait une superbe publicité (en anglais) qui nous proposait “une place achetée, l’autre offerte”. Pourquoi se priver ?

Ensuite, nous avons traversé le fleuve via le pont en pierre Széchenyi et gravi (oui, oui, gravi !) les rues de la vieille ville. La grimpette vaut le coup d’oeil : à la clef, un superbe panorama sur la ville. Derrière nous, le somptueux château de Buda. N’hésitez pas à visiter le musée historique de la ville, implanté dans l’enceinte du château.

La perle du Danube, et on comprend pourquoi

Après la traversée d’un parc, nous sommes redescendus à Pest, via le Szabadság híd, un des plus beaux ponts de la ville, tout en acier. Le Danube franchi, nous nous sommes engouffrés dans les anciennes halles de la ville. Les épices s’étalent, les spécialités locales, qu’elles soient à boire ou à manger s’exhibent, sur des mètres et des mètres d’étals.

Après une soirée à déguster (avec modération bien entendu) différentes palinkas (une eau de vie généralement à base de prune mais qui se décline à l’abricot, aux coings, aux pommes ou encore à la cerise), et deux journées à flâner dans les rues de la ville (découverte inattendue : l’opéra national de Hongrie. La bâtiment du style néorenaissance, inauguré à la fin du 19e siècle, est lui aussi splendide), nous quittons Budapest. Non sans mieux comprendre son surnom de “perle du Danube”… et pourquoi Katie Perry herself y a tourné le clip de Fireworks.

Pont sur le Danube

De Budapest à Debrecen via Hortobagy

Seule déception en montant dans le train : ne pas avoir pris le temps de s’arrêter dans un bain hongrois. Notre périple ne faisant que commencer, nous misons sur les bains turcs pour nous rattraper.

A la gare de l’Ouest (appellée gare de Budapest-Nyugati par les locaux), nous prenons le premier train pour Debrecen, à 200 kilomètres à l’est de la capitale. Notre objectif est de rallier la Roumanie, deuxième étape de notre périple. Partis le matin, nous décidons le plus arbitrairement du monde de nous arrêter à Hortobagy, en plein milieu de rien. Bonne pioche : sur place un petit festival plus-authentique-que-ça-y’a-pas.

L’occasion de danser sur des airs inconnus, vaguement tziganes, d’améliorer notre hongrois faute de locaux parlant anglais et de gouter à l’autre spécialité du pays : les langos, sorte de pâte à pizza frite, puis frottée à l’ail, recouverte de crême et abondamment saupoudré de fromage râpé. Un délice (était-il nécéssaire de le préciser ?). Une dégustation de Tokay plus tard (ce vin vinifié à partir de raisins atteints de pourriture noble) et nous voilà repartis.

Le train traverse un paysage étonnant : de grandes plaines, des chevaux et des boeufs qui paissent ça et là, et au loin le relief qui se découpe. On croiserait Attila le Hun faire sa popote à côté de sa yourte que ça nous étonnerait qu’à moitié.

A Debrecen, nous n’avons qu’une heure à tuer, le temps d’une correspondance. Une balade vite fait ne nous fait pas regretter de ne pas s’y arrêter plus. Il est 19h, notre train pour Oradéa, Roumanie est annoncé. Prochaine étape, la Roumanie.

 

Rendez-vous dans quelques jours pour la suite de notre rail trip en compagnie de Geoffrey Bonnefoy… En attendant, voici un petit aperçu du parcours qui vous attend.


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Geoffrey Bonnefoy

Journaliste numérique, blogueur et infatigable voyageur né le 08/02/1985. Fait dans l'hyperlocal et l'international, tavu.

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