La Suisse, l’autre pays du sport outdoor

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La confédération helvétique n’est pas que le pays du fromage, des montres, du chocolat ou des exilés fiscaux. Avec plus de deux tiers du territoire recouvert de montagnes, la Suisse est un terrain de jeux idéal pour les sports de pleine nature en hiver. Exemples dans le canton du Valais.

Il n’y a pas qu’au Québec qu’on peut faire de la raquette ou du patin, du ski de fond ou du ski tout court jusqu’à plus soif. La Suisse, à quelques heures de train de Paris, Lyon ou Marseille, offre un terrain de jeux insoupçonné. Si l’hiver vous êtes amateur de sport en plein air, il y a de quoi faire, notamment dans le Valais.

Bienvenue dans le Valais

Posons le décor : le Valais est le troisième canton de Suisse en terme de superficie. Situé au sud du pays, il est limitrophe avec la France et l’Italie. Particularités ? D’une part, son bilinguisme (au nord-est, ça parle suisse allemand, au sud-est, français. La petite guéguerre linguistique entre les deux communuautés est purement folklorique, mais c’est assez drôle d’un point de vue extérieur), et d’autre part, sa géographie. Le Valais est constitué d’une large vallée centrale où s’enchaînent une multitude de petites vallées à la perpendiculaire, chacune différente de ses voisines. Dernière particularité : ses très (très) hauts sommets. On en compte près de 60 qui dépassent les 4000 m dans la région.

Si vous êtes un adepte de ski, vous devez connaitre le canton qui héberge le domaine franco-suisse des Portes du soleil ; avec ses 263 kilomètres de pistes (et non pas 400, comme il l’annonce), c’est l’un des plus grands terrains de jeu d’Europe.

Raquettes dans le Val d’Anniviers

Revenons-en au Valais. Et plus précisément au Val d’Anniviers, une des vallées du canton, marquée par une identité qui lui est propre, construite au gré des décennies, que Sylvie sera ravie de vous détailler au détour d’une balade en raquettes.

A la fois vendeuse d’une boutique bio et guide de moyenne montagne, ce petit bout de femme connaît les sentiers autours de Grimentz comme sa poche (la confédération compte 60.000 kilomètres de sentiers pédestres. Autant dire que les amateurs de randonnées, à pied ou en raquettes, ont de quoi faire). Suivez-la à travers les champs recouverts de neige et écoutez-la vous raconter l’histoire de la vallée. Vous serez subjugués.

Surtout n’hésitez pas à séjourner au moins une nuit dans la vallée, ne serait-ce que pour la vue au réveil : dans un froid mordant un matin de décembre, les “4000” chatouillent, eux, insensiblement le ciel.

Parmi tous ces sommets, peut-être reconnaîtrez-vous le Cervin (Matterhorn en allemand) ? Oui, vous l’avez déjà vu quelque part, mais où ? On vous aide.

Cascade de glace à Zinal

Reposés et en forme ? Prêt à partir à l’assaut d’une cascade de glace ? Si l’ice climbing  est une pratique relativement confidentielle de part et d’autre de la frontière, elle est pourtant accessible à tous. Si si. Il ne faut qu’une paire de crampons et de piolets, un baudrier et un moniteur (diplômé, c’est mieux). Et une cascade gelée, cela va de soi.

Les sensations sont globalement similaires à celles l’escalade, à ceci prêt que vous êtes en combinaison de ski, et que vous faites vos propres prises. Un conseil : servez-vous D’ABORD et SURTOUT de vos jambes. A trop forcer sur vos avant-bras, vous risquez de les transformer rapidement en membres durs comme des gourdins… et complètement inutiles (ne cherchez pas l’allusion en dessous de la ceinture, il n’y en a pas, sauf dans votre esprit).

Lors de la montée, sachez reconnaître les différents types de glace : la blanche, cristalline, est cassante comme du verre : elle ne vous sert donc à rien. La blanche, plus molle, offre au contraire une meilleure prise aux piolets. Plantez-les de préférence lorsque la glace fait des creux plutôt que sur des bosses, où le risque de cassure est plus élevé. Et surtout profitez de la vue dans la vallée. Vous voyez, rien de très compliqué.

Skier à 3500 mètres d’altitude

Côté ski, vous avez l’embarras des stations, tout dépend de ce que vous cherchez. Si le côté bling-bling vous branche, Crans-Montana est la station hype du pays. Les pistes sont nombreuses et les hôtels présents en quantité. Inconvénient : c’est un peu le Courchevel suisse. Tout est dit.

Plus familial, et tout aussi réputé : Zermatt, de l’autre côté de la vallée. Avec sa voisine Saas-Fee, en Suisse alémanique, les deux stations ont la particularité d’avoir interdit le centre-ville aux voitures. Tout se fait à pied, et c’est bien mieux comme ça. Le soir, vous pouvez rentrer quelque peu émêché de votre soirée dans un ski bar sans craindre de vous faire renverser, et le matin, vous pouvez savourez le calme d’un lever de soleil sur les sommets alentours.

A Saas-Fee, vous pouvez vous rendre en haut des pistes… en métro (en fait un funiculaire). Ce dernier vous dépose à 3500 m d’altitude où la vue est à couper le souffle. “Quand le ciel est vraiment dégagé, on peut voir Milan”, à quelque 150 kilomètres de là, explique Pirmin Joas, responsable des relations presse de la ville. Saas-Fee étant à 1800 m d’altitude, on vous laisse faire le compte du dénivelé. Et profiter de la (très longue) descente. Pour les forfaits de ski, Suisse oblige, comptez entre 50 et 60 euros par jour.

Si vous voulez profiter de la vue, en haut du métro, se trouve le plus haut restaurant tournant du monde. Le tour se fait en une heure (qu’on vous a résumé en un gif ci-dessous) et vous permet de reprendre des forces tout en contemplant les splendides “4000”. A la sortie du restaurant, une immense grotte de glace se visite.

Saas-Fee on Make A Gif

Pensez à peaufiner votre allemand (ou votre anglais) : le français est peu usité sur place. Et ça fait toujours bien de pouvoir commander sa bière où sa fondue dans la langue locale.

La Suisse, ce petit pays touristique

La Suisse n’est pas réputée pour être une destination touristique. Et pourtant, ce secteur économique est le troisième de la confédération helvétique.

Certes, cette dernière n’accueille pas 83 millions de touristes, comme ce fut le cas en France en 2012, mais tout de même. A superficie relativement équivamente, là où la Suisse a accueilli 8,5 millions de touristes en 2012, la Slovaquie, elle, n’en a accueilli que 1,5 million.

Seul bémol pour le touriste en goguette : le coût d’un séjour en Suisse. Si les paysages valent largement le détour, votre portefeuille risque de moins apprécier. En prenant le temps de comparer, il est cependant possible de voyager sans trop creuser son porte-monnaie.

Enfin, si vous n’êtes pas très familier avec la géographique et les moeurs du pays, ce petit sketch devrait vous permettre d’y voir plus clair :

> A lire aussi : la Suisse des 4000, chez outdoorsportadventure.fr

Disclaimer : Ce voyage de presse a été réalisé à l’initiative de l’office de tourisme de Suisse, chargé de la promotion de la confédération à l’étranger, et financé par le canton du Valais.

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Geoffrey Bonnefoy

Journaliste numérique, blogueur et infatigable voyageur né le 08/02/1985. Fait dans l'hyperlocal et l'international, tavu.

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